Encore un commencement,
une remise des compteurs à zéro,
et pourtant
et pour une première fois,
cela ressemble presque à une suite,
quelque chose de bien plus lié au reste de cette dernière partie de ma vie.
Nous voilà donc à la quatrième histoire.
les trois autres aventures sont consignées dans d’autres blogs juste à côté.
Le premier « c2a à Taiwan » relate ce qui s’est déroulé en 2011.
Quand tout a commencé,
quand un certain Joseph Fontano à bord du vaisseau UNESCO m’a envoyé en Asie,
sur la petite île de Taïwan.
Trois semaines étonnantes dont je reviendrai changé à jamais.
À tel point qu’a germé dans mon esprit l’envie de travailler sur le Sisyphe chinois,
« notre Sisyphe » dont la construction est consignée dans le deuxième blog.
De belles rencontres, des ruptures, des rebondissements, une saison 2 qui m’a tenu en haleine presque deux ans, à cheval sur les deux continents.
Puis, il y a eu 2013,
la commande de Tsoying, le passage éclair à Ling Ya, et la rencontre de monsieur Huang.
Autant d’événements qui m’ont poussé à déployer encore un peu plus mes ailes
au point de réussir le double pari d’inviter des taïwanais chez moi après avoir emmené sur l’île une française dans mes valises.
Et il y a un an moins une semaine
- et quelle semaine ! -
j’achevais le troisième blog
dans lequel nous parlions de « la Septième Nuit de la Septième Lune ».
Toutes ces choses, heureuses ou non, nous ont poussé à envisager un autre chapitre
à mon histoire franco-taïwanaise.
Son nom de baptème est « In Wei »
Mais ce chapitre, contrairement aux précédents, n’est pas seulement le mien.
Le « je » est bel et bien devenu un « nous ».
Et ensemble,
eux là-bas, et moi ici,
nous avons choisi de tenter à nouveau cette traversée qui, malgré les épreuves,
nous a fait tellement de bien.
Le thème est venu de lui-même :
il était temps de parler un peu de nous.
Alors pour ne pas parler de comment vous nous voyez,
et faire autre chose qu’une galerie de portraits,
nous avons préféré parler de ce que nous avons vu.
De Taïwan,
de la France.
Taïwan dans les yeux d’un français,
la France dans les yeux d’un taïwanais.
Vision croisée de nos aventures.
La langue était sans aucun doute un point d’entrée du sujet que nous allions partager.
Aussi, le premier titre qui nous est venu en tête est lié à un quiproquo linguistique,
qui fait que lorsqu’en mandarin on emploie l’impératif de manière courtoise,
on commence la phrase par « peut-être que ».
J’ai eu l’occasion de vous parler les années précédentes,
de ces phrases commençant par « maybe » que j’avais pris « à la française »
alors que l’on m’intimait courtoisement l’ordre de faire quelque chose.
Ce « maybe » a eu tendance à s’imposer à nous seulement voilà,
c’était vraiment
déjà pris …
Alors en embuscade, il y avait cet autre quiproquo qui attendait patiemment,
celui qui fait qu’à Taïwan, avant de dire non, on commence souvent par donner l’explication de ce non.
Par exemple, à la question « soutiendrez-vous ce projet ? »
la réponse négative serait « parce que ce projet est inintéressant, nous ne le soutiendrons pas ».
Une chose que …
Enfin ça, je vous en parlerai plus tard.
Le « parce que » en question,
c’est 因為,
ce qui se dit « inwei ».
Voilà, vous savez tout du pourquoi du comment de l’arrivée du titre.
Ces dernières pérégrinations mentales ont dû faire leur apparition lors de mon dernier retour en France.
Au début de l’automne.
Je me souviens de brainstormings endiablés sur Internet avec monsieur Huang.
Depuis, il y a eu la gestation,
les premières pistes musicales,
les premières ébauches de structure du spectacle,
les dossiers de subventions,
les recherches de studios …
Au début de l’hiver,
on savait en gros comment ça se passait,
on ne savait pas vraiment avec quels moyens
mais les quelques signes avant coureurs recueillis après les spectacles en février 2015
ainsi que deux ou trois mails bienveillants me permettaient d’avancer dans un brouillard
d’où poindrait un jour ou l’autre le soleil.
C’est un peu ce dont je parlais dans l’épilogue de la Septième Nuit.
Le Pavillon Noir m’avait donné un feu vert
(le seul dans la région …)
je remettais les pieds dans un studio, non sans angoisse, le mardi 9 février 2016.




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