Beaucoup de courbatures,
un peu de fatigue,
une autre danse au sol,
et un petit oubli …
Réveil fatigué et bien courbaturé.
Avec le cours de ce soir, l'après-midi de répétition sera le bon dosage.
Au programme du matin, décryptage vidéo,
choix des bonnes versions (celle que l'on va danser, celle que je vais mettre en ligne),
édition et montage.
Dans les mails arrivés dans la nuit,
il y a un message de la directrice du département danse de Tsoying, Su Ling Chou,
(pour les nouveaux venus sur le blog, vous avez vu passer le nom de Tsoying dans le premier article, il reviendra souvent d'ici peu …).
Su Ling répond aux voeux que je lui ai envoyés la semaine dernière (avec un tout petit peu de retard) pour le nouvel an chinois .
Elle me raconte qu'elle a enfin pu s'éloigner des bureaux pendant huit jours,
et ne rien faire.
Une grosse semaine de vrai repos.
La seule pour elle cette année.
Comme je lui avais fait part de mes inquiétudes quant à mes prochains séjours à Taiwan,
elle me dit de ne pas m'inquiéter : l'appartement mis à la disposition des professeurs invités m'attend.
Bonne nouvelle.
C'est vrai qu'elle avait dit à maintes reprises que c'était mon « new home » les années précédentes, mais en terme de promesses et de soutiens, j'ai un peu de mal à croire vraiment
à ce qu'on me dit ces temps-ci.
En tous cas, ça met du baume au coeur (et dans les comptes en banque).
Il y a un an j'emmenais les deux autres à l'aéroport.
Élise avait beaucoup pleuré ce jour-là,
et on avait passé une partie de l'après midi ensemble au soleil, à l'Estaque,
Sylvain avait découvert les panisses,
il était resté un soir de plus et puis lui aussi était reparti.
Je me souviens bien de ce grand vide après …
Plus aucune place pour la voiture, je tourne désespérément dans le quartier en espérant que quelqu’un s’en aille.
Personne ne bouge.
Il y a toujours l’option parking souterrain,
juste pour l’après-midi,
ça coûterait moins cher que pour la journée,
mais je ne peux pas m’y résoudre.
Après presque 45 minutes, je trouve une place à un bon kilomètre du Pavillon Noir .
Je remonte l'avenue à travers les immeubles.
C'est typiquement ce genre de petit dénivelé que l'on aimerait pas faire à vélo.
Mais ça sera moins lourd au retour avec la fatigue.
J’arrive donc plus tard que je ne le pensais dans la grande maison avec un corps particulièrement courbaturé.
Pour la première fois depuis le début, je décide de ne pas faire toute la barre.
Je ne garde que les exercices de stretching et m’appesantis sur les zones contractées et douloureuses (ça fait déjà beaucoup de boulot !).
Je continue ce que j'ai avancé hier sur l’introduction de la pièce.
Vu l'état de mon corps, je m'attaque au sol que l’on dansera en duo avec Cheng Wei.
Je me lance,
dans le vide,
ça avait plutôt bien marché pour Hotspring.
Mais là, j'ai du mal.
Soit ce que je fais est super moche, soit je l'ai dansé assez récemment pour que mon cerveau me dise « déjà fait ».
Je passe au plan B.
Partir de l'existant.
Il y a cette variation au sol que j'ai faite avant Noël.
Elle me plaisait bien mais je ne me souviens plus trop de ce qu'il y avait dans les détails.
Je pourrais demander aux filles que je verrai jeudi ou à Anaïs (dont il va falloir que je vous parle un jour) mais je préfère travailler sur la mémoire.
Alors …
Ça commençait debout,
il y avait cette phrase de ports de bras dont je me suis servi pour l’oiseau.
Très bien, ce sera le rappel parfait.
Ensuite, ça descend au sol par un grand plié,
il y a des trucs avec un accent bizarre,
une sirène,
et puis cette façon de dégouliner au sol que les filles de la compagnie détestent.
Après c’est beaucoup trop flou,
mais tout ça me donne une bonne base pour chercher d’autres choses.
Je passe par mes petits classiques.
Les tailleurs, les autres sirènes, les « couchés sur le ventre comme si je regardais la télé »,
les « façon plage » …
Je tente aussi des choses absurdes comme appeler le taxi assis dans une position improbable ou me coucher en gardant les bras croisés.
Je cherche,
j’organise,
je fixe,
il va falloir que rythmiquement je sois très précis :
je voudrais le danser à l'unisson avec Cheng Wei,
lui qui est si à cheval sur les comptes.
À moins qu'il fasse la même chose, mais dans le désordre avec des points de rencontre ?
Ça peut être intéressant aussi.
En même temps l’idée de le faire avec lui très serré côte à côte pendant que les filles occupent tout l’espace debout me plait bien.
Il va falloir faire des choix
mais bon, ça n’est pas pour tout de suite.
Déjà, dégager quelque chose de net et de précis de tout ça.
Il est déjà 16h30.
Je sens que l’énergie revient,
ça me rassure.
Mon corps et mon cerveau sont comme des vieux moteurs diesel.
Très lents au démarrage.
Je fais
et refais
et refais encore pour être le plus clair possible.
Je crois que la chose est regardable.
J’installe la chaise qui me sert de trépied et je vais chercher la caméra
et là …
Après avoir vidé la totalité de mon sac, je dois me rendre à l'évidence :
mon appareil photo est, bel et bien, resté près de mon bureau
quand j'ai transféré les films ce matin.
Dommage …
On va donc faire les choses à l’ancienne :
où est mon carnet ?
Bouts de texte, directions, gribouillis,
j'écris le plus d'éléments possibles pour m'en souvenir demain et ne pas avoir à tout réinventer.
Quand je serai grand, j’aurai une notatrice.
Une Sylvie Duchesne, une Dany Leveque ...
(quoique travailler avec Dany en restant sérieux, ça ne serait pas si simple …)
Mais pour l'instant, je prends des notes à ma façon ...
J'arrête à 18h.
Il fait encore un peu jour.
Ça sent un tout petit peu le printemps.
Je retourne à la voiture (en descente !) avec un début de migraine qui n'augure rien de bon pour le cours de 19h30.
Avec tout ça je ne serai pas rentré avant 22h,
j'espère que Caroline à La Ciotat aura un Doliprane ...


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