Création franco-taïwanaise de Claude Aymon et Cheng Wei Huang

pour les deux compagnies c2a et WeiDanceCompany,

In Wei est une vision croisée des deux chorégraphes

sur sur ces aspects qui séparent l’est de l’ouest, l’Asie de l’Europe.

Après avoir travaillé chacun dans le pays de l’autre,

ils ont décidé de parler de tout ça par le langage qu’ils ont en commun, celui du corps.

Les danseurs des deux compagnies ont travaillé tour à tour avec les deux chorégraphes

à la fois en France et à Taïwan,

avec une première taïwanaise à Kaohsiung en août 2016 et une première française à la Toussaint.

mercredi 10 août 2016

22/07/16 - 2 - Taiwan 2e partie - Jour 8 - Kaohsiung sur le toit

Regarder la nuit tomber,  
juste après quelques gouttes de pluie, 
là-haut sur un toit, 
en écoutant la musique qu'on aime.                








Vendredi 22 juillet, 

18h10,
je sors de l’ascenseur au dixième étage.

Le hall est bien mieux aménagé que dans les étages inférieurs :
murs blancs repeints récemment,
carte de visite sous la sonnerie,
il y a même une décoration de Noël de l’année dernière qui trône au dessus de la porte.

Je gravis les deux dernières rampes qui m’acheminent au toit.
L’horizon s’élargit.



Il y a quelques tours qui bloquent la vue, 
un peu dans chaque direction 
mais on a quand même un panorama saisissant et tous azimuts sur la ville de Kaohsiung.
J’espère que les filles apprécieront.


































Je prends les premiers clichés alors que quelques gouttes mouillent un peu la terrasse.
Elles ressemblent à celles qui m’ont accompagné à l’arrêt de bus.
Je couvre un peu mon appareil.



À l’est et au sud, le ciel rosit un peu.



J’ai juste le temps de capter le moment où le soleil passe derrière la montagne de Gushan après que la pluie a cessé.



On voit encore son reflet dans les fenêtres de l’hôtel Murati Ambassador où j’avais dîné avec Su Ling et Graham Collins, un prof de danse classique australien, il y a maintenant trois ans. 



Sur le côté ouest de l’immeuble, on peut vraiment se rendre compte de la désorganisation urbanistique de la ville.
Des cabanons précaires côtoient des petites maisons plus anciennes,
qui sont elles-mêmes près d’immeubles comme celui dans lequel j’habite 
et qui a 40 ans tout au plus.



Le parking à scooters qui jouxte l’immeuble nous permet de nous rendre compte, 
si on en doutait encore, 
de l’importance qu’à ce moyen de transport dans les villes taïwanaises.



Et dans tout ce paysage plus ou moins désorganisé,
des petits havres de paix,
comme cette terrasse.



Le ciel se met à jaunir.
Ça doit être sublime à Sizhiwan.




On passe par toutes ces teintes qui nous emmènent vers la nuit .


Et si la vidéo ne marchait pas ?
Je prends quand même quelques photos du même instant,




Les premières fenêtres s’allument



Et toujours ces havres de paix suspendus,



Pendant tout ce temps, j’ai gardé mon casque sur mes oreilles.
Je chante « Echo beach » en même temps que Martha and the muffins en regardant les nuages.



« She cross herself … »
Lloyd Cold attaque « Forest fire »
La nuit est tombée.





quand Nick Kershaw de se demande « wouldn’t it be good ? »
je décide de redescendre dans la vraie vie.

J’allume l’ordinateur.
Et par réflexe je lance Final Cut.
Je suis sur le point de fermer la fenêtre quand mes vidéos apparaissent dans le logiciel.
Je ne sais pas trop pourquoi mais j’en suis bien content.
Retour aux bonnes habitudes,
une ligne en moins dans la liste de mes inquiétudes.

Je vais me doucher pendant que le transfert se fait.

Quand je reviens un peu plus frais,
(il fait toujours 30 degrés dans la chambre tant qu’il n’y a pas la clim’),
je réorganise les vidéos et l’ordinateur.
Il est presque plein de mes essais des jours précédents.
Je transfère tout dans un disque auxiliaire et lance un logiciel de nettoyage.

Pendant ce temps là …
Je me … repose …

22h,
je monte les deux vidéos de l’article précédent.
et je retouche les photos que vous venez de voir.
Un petit coup d’oeil sur les réseaux sociaux,
je discute avec Sylvain et les autres amis,
Élise m’envoie un message, 
ça y est, je la sens du voyage.
Mon coeur s’éclaire encore un peu plus.
Je lui promets de lui répondre avant dimanche mais je ne sais pas si j’aurais le temps.

23h30,
je joue un peu et je m’endors.

La soirée fut calme,
bien moins que là-bas, loin … à Munich ...


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