Création franco-taïwanaise de Claude Aymon et Cheng Wei Huang

pour les deux compagnies c2a et WeiDanceCompany,

In Wei est une vision croisée des deux chorégraphes

sur sur ces aspects qui séparent l’est de l’ouest, l’Asie de l’Europe.

Après avoir travaillé chacun dans le pays de l’autre,

ils ont décidé de parler de tout ça par le langage qu’ils ont en commun, celui du corps.

Les danseurs des deux compagnies ont travaillé tour à tour avec les deux chorégraphes

à la fois en France et à Taïwan,

avec une première taïwanaise à Kaohsiung en août 2016 et une première française à la Toussaint.

lundi 22 août 2016

26/07/16 - Taiwan 2e partie - Jour 12 - Dernier jour avant leur arrivée

Liao Mo Hsi Dance Center au deuxième jour,  
une répétition laborieuse,  
une soirée chargée de fatigue,  
un rendez-vous raté,  








Mardi 26 juillet, 

Je me réveille bien avant le réveil, 
en sueur et le coeur dans tous ses états.
J’ai fait un cauchemar (que je ne vous raconterai pas).
Rien à voir avec un film d’horreur, 
juste une série d’accumulations de situations que je déteste.
Ce mauvais rêve contient par ailleurs les éléments que je redoute le plus,
ceux d’une prémonition …
« désappointement » dirait ma mère.
Et manque de pot, dans la famille, on n’y croit.

Allumage de la bouilloire et ouverture des sachets de thé dans un état proche du pâté sidéral.
J’ouvre un paquet d’Oréo.
Pas très diététique mais très sucré,
c’est ce qui me faut ce matin.

Heureusement, il y a de la kora à la radio,
un instrument qui me réconcilie avec le quotidien, 
il y a aussi Guillaume Durand qui parle de Françoise Sagan mais ça n’a aucun rapport.

Je mets en ligne un article et me réjouis des 3100 vues du blog.

Les deux tee-shirts et le short sont prêts,
il ne reste que les appareils électroniques à mettre dans le sac.

Douche.

7h20, 
je cherche la serviette dans tout le studio
(elle est sous mes yeux),
je mets mon short et mon tee-shirt.

7h25,
le sac est prêt.

7h30,
je sors de l’immeuble avec une chanson immonde dans la tête.
« back for good » de Take that,
il faut vite que je me nettoie les oreilles.
Casque obligatoire.
Air.
C’est quand même autre chose.

Tranquillement, je longe le canal jusqu’à Bo Ai road.


puis je longe la passerelle jusqu’à trouver de l’ombre dans une des alcôves en attendant que le feu piétons devienne vert et me permette d’arpenter ce splendide passage en croix comme il y en a plein ici.


Je rentre à la gare par l’entrée proche du métro,
une routine s’installe,
je me dirige vers l’escalator,
ah tiens … une boulangerie,
ce sera parfait pour le petit déjeuner des filles.
Le contrôle, je passe ma carte devant le lecteur,
la passerelle, d’abord côté gauche, puis à droite,
le quai 4, voie B.

Il y a un peu plus de monde ce matin,
(où en étant plus calme, j’observe plus de choses)

7h57,
le train arrive,
se vide,
et se remplit,
je reprends ma place sur le marche-pieds.

8h06,
Zuoying,
nous remontons vers le nord.
Il y a un contrôleur ce matin.
J’ai du mal à sortir ma carte de ma poche tant mon short est déjà plein de sueur.
Ça le fait rire.

8h30,
la même dame qu’hier nous annonce notre arrivée à Taiwan,
les mêmes immeubles défilent derrière la fenêtre,
mais ce ne sont pas les mêmes gens qui attendent pour sortir.

8h34,
nous voilà tous sur le quai.
Là aussi, j’ai l’impression qu’il y a plus de monde.
Après le garage à scooters dont je vous parlais hier,
on longe d’abord le hall de départ et sa barrière de contrôle.
L’agent en place a maille à partir avec un petit vieux qui veut absolument sortir par là alors qu’il doit marcher quelques mètres de plus et franchir le contrôle de sortie.

Air ne m’a quitté.
Je sors de la gare sous un grand soleil,
et le titre « Alpha Beta Gaga » dans les oreilles.
Pas de notes dans le carnet aujourd’hui,
je vais m’acheter de quoi boire.


Obligé de l’acheter,
(même si c’est plus cher que le florilège de boissons locales).

Le taxi de ce matin est plus sympathique que celui d’hier,
il discute avec moi de choses que je ne comprends pas.
Nous prenons la même route.
Je reconnais le passage sous le pont, 
le carrefour où on tourne à droite,
et même cette passerelle sur la grande avenue avec son petit terre plein central.
Comme son collègue de la veille, il ralentit.
Je lui montre une petite rue et lui fais signe de faire demi-tour au prochain croisement.
Il éclate de rire en continuant à parler sans que je ne comprenne plus.
On s’enfonce dans la petite rue,
ça n’est pas la bonne.

« Sorry … »
Il rit et me parle encore.
Là, je crois comprendre.
Il a tourné parce que je lui avais dit mais c’était forcément plus loin.
En fait, dans certaines parties des villes,
les avenues , qu’on appelle les « road » ont un nom,
que l’on donne aussi aux rues qui partent de la même road.
Ces rues deviennent des « street » ou des « lane ».
En gros, c’est un peu comme si une rue de la république tombait sur une route de la république.
Du coup, les petites rues qui tombent sur la grande avenue ont le même nom,
c’est le numéro des habitations qui va faire la différence.
La première petite rue ira du 1 au 35,
et on trouvera le 36 dans la petite rue suivante.

Donc quand le chauffeur de taxi ralentissait, 
il savait qu’il n’était pas loin, vu qu’on n’était sur la bonne avenue,
dont le nom figurait sur l’adresse de l’école,
mais il fallait trouver dans quelle petite rue se trouvait le numéro qui allait avec.
Et quand je lui ai dit de tourner il a été poli mais …
les numéros n’étaient pas les bons.

Je ne suis pas sûr que vous ayez tout suivi,
mais le chauffeur et moi, on s’est compris.
On devait être dans les 100, et j’allais au 163.
C’était plus loin.

On ressort donc de la petite rue,
on se retrouve sur la grande avenue mais dans le mauvais sens,
au croisement suivant, il fait demi-tour,
et nous revoilà comme cinq minutes plus tôt à chercher le bon numéro.

Et effectivement, c’était juste un peu plus loin, 
après la passerelle, et le parking,
et c’est là qu’il faudra que je dise au prochain chauffeur de faire demi-tour.

Mon taxi bavard s’arrête devant l’école.
Je lui donne les 100 dollars qu’on m’avait donné la veille et qui étaient restés dans ma poche avec la carte de transports,
je lui demande un reçu 
(enfin mes mains le lui demandent, 
sinon j’avais le mot en chinois dans mon téléphone, j’avais demandé à Cheng Wei,
mais ça n’a pas été la peine)
il sort un carnet de sa boîte à gants,
me tend un reçu qu’il ne remplit pas.
Parfait, elles pourront écrire la somme qui correspond aux deux jours.

Je sors en le remerciant
et j’attends la première des danseuses qui ouvrira le studio.
Le voisin chante à tue tête
« I just come to say I love you » de Stevie Wonder
sur la version instrumentale probablement créée pour un karaoké.
Je sifflote pour l’accompagner.

Un scooter arrive,
le portail s’ouvre.
Je suis.
Nous montons au studio.
La fournaise.
Il est un peu plus de 9h et déjà 31 degrés.


La danseuse allume tous les ventilateurs et les deux climatiseurs.
Je fais l’idiot pour la faire rire, mais j’ai vraiment chaud.


Petit à petit, les autres stagiaires arrivent.
Elles n’osent pas me dire bonjour.
À la première qui le fait, je dis que ma foi jusque là, personne n’avait vu que j’étais là.
On rit.
Et on s’amuse à compter combien de personnes oseront.
On ne dépasse pas la moitié.
Même Yi Fen n’ose pas.

Alors Yi Fen, 
je vous en ai déjà parlé au printemps,
elle vient d’avoir son bac à Tsoying.
Hier, elle est arrivée et s’est installée dans le studio comme si de rien n’était,
à tel point que, même si son visage me disait vraiment quelque chose
(et pour cause, je l’ai eue trois ans en cours), 
je n’ai pas osé lui dire bonjour comme je le fais avec les lycéens que je connais ici,
comme je l’avais fait en avril.
Je l’ai dévisagée,
puis je me suis lancé dans un « you remind me of another student » 
au cas où,
elle avait à peine esquissé un sourire.
Alors, je me suis dit que je devais me planter.
Mais quand même, pour lui prouver qu’elle ressemblait vraiment à quelqu’un d’autre,
j’avais cherché la photo que l’on avait fait ensemble le jour de mon départ,
et je lui avais montré.


Là, elle avait été quand même un peu confuse.
Mais bon, je me suis dit qu’elle avait peut-être une soeur jumelle,
ou une jeune soeur,
et j’étais passé à autre chose.

Mais ce matin, je l’ai appelé par son prénom et son regard a réagi.
C’était bien elle.

Ces jeunes quand même …

Les deux classes avancent bien.
Avec les plus grandes, presque tout le monde est détendu.
On attaque déjà les détails et on change de variation.
Elles s’attaquent à une des phrases du prologue.


Les petites sont rassurées, j’ai même droit à des chaussettes un peu originales,
notamment une paire « hello Kitty » particulièrement rose et de toute beauté.
Je l’ai fait remarquer à la jeune fille.
Je n’aurais peut-être pas dû :
de ce moment, j’étais devenu son copain,
il a fallu que je lui rappelle un tout petit peu que j’étais le prof ...
Avec cette classe, en guise de variation, on essaie la phrase simplifiée de l’oiseau 
à laquelle on rajoute des bouts des choses de la veille.

Pendant le second cours,
la directrice des lieux vient me saluer et me remercie d’être venu.
Je lui réponds que tout le plaisir était pour moi.
Elle regarde un peu le cours et disparait.
Je ne sais pas trop si c’est bon signe.
Mon taxi scooter du retour arrive avant la fin du cours,
elle me demande si elle peut filmer.
J’aime ce respect du travail des autres.

12h35,
je suis crevé (enfin un peu moins qu’hier),
je leur dis au revoir.
On m’amène mon billet de cent dollars (qui restera donc dans la poche de mon short)
et ma « lunch box » accompagnée de thé froid.

Nous partons pour la gare sur le petit scooter.
J’ai honte d’être aussi lourd à l’arrière.

Je sais maintenant sur quel quai aller à la gare,
et à 13h18, le direct pour Kaohsiung est là.
Je déjeune assis sur le marchepied en buvant le thé que j’ai acheté ce matin avec la Volvic 
(il est plus sucré que celui de mon déjeuner).

13h45,
je suis à la gare et comme hier
je vais du côté opposé à l’entrée principale où Wan Chu vient me chercher aujourd’hui.
- tiens ! il y a une mosquée dans la gare -
Je m’apprête à m’assoir sur un des banc 
en me disant que, comme la veille, j’aurais un petit quart d’heure pour me poser.

Quand je sors de la gare, Wan Chu est déjà là,
et elle est toute aussi étonnée que moi.
En fait, elle est en avance,
et comme moi, elle pensait qu’on ne se verrait qu’à 14h.

En route pour le studio,
la chaleur est accablante.
Quand on arrive, la porte est ouverte.
Mimi est là.
Je reste dehors fumer une pipe,
le temps que les filles se racontent toutes les choses qu’elles n’ont pas pu se dire de vive voix depuis vendredi … tout en se chauffant.

Quand j’arrive un quart d’heure plus tard,
elles n’ont visiblement pas fini.
J’installe le matériel, sort l’Ipad pour vérifier ce que je dois apprendre à Mimi.
Et j’attends …

On revoit le prologue avant que Cheng Wei n’arrive.
Wan Chu n’a visiblement pas tout retenu de sa partition
et comme elle s’appuyait beaucoup sur Mimi qui ne fait pas toujours la même chose,
il faut qu’elle retrouve son autonomie.
Je pensais que cette partie tournerait facilement …
mais on prend plus de temps que je ne le pensais.
Une fois que c’est mieux intégré, on passe à l’oiseau.

Wan Chu peaufine la dernière partie qui est une création personnelle 
pendant que je donne à Mimi l’ordre des choses qu’elle a à danser.
Il y a ce qu’elle a déjà fait avec Cheng Wei en mars, qui ne bouge quasiment pas,
un sol qui est juste avant,
et une entrée un peu plus tôt où l’on se rencontre tous 
(par la suite, on appellera le « boléro »),

Pour le sol, elle doit apprendre ce que faisait Anaïs en France.
Je mets la vidéo à l’écran et lui dit d’apprendre les mouvements en gros,
je rectifierai le tir et les comptes après.
Pendant ce temps, je tente de m’occuper de moi.

Hélas, et à ma grande surprise,
Mimi n’arrive pas à déchiffrer la vidéo.
En fait, je ne saurai jamais si elle ne sait pas ou si elle n’a pas envie.
Je l’ai souvent entendu parler avec Cheng Wei du fait que les chorégraphes, et personne d’autre, sont là pour transmettre toute la danse.
Cela avait déjà été le cas au printemps pendant la pièce de la WeiDanceCompany 
et aussi l’autre jour dans une discussion à la suite de ses remarques acides sur les absences du second patron.

Je lâche ce que je fais.
Je vais réapprendre ce que j’avais effacé de ma mémoire.
(heureusement comme je l’avais aussi travaillé en cours en France, c’était inscrit dans mon corps)
Et je lui transmets.
On perd beaucoup de temps.
J’aurais voulu qu’elle revoit ce que l’on a fait dimanche,
et que l’on tente avec Wan Chu et moi au sol,
(cela sera forcément différent pour se repérer dans l’espace et caler les appuis),
mais bon, on n’aura pas le temps.
Tant pis.

Cheng Wei me demande s’il peut partir à 18h.
Forcément, je l’autorise.

Les filles continuent sur la fin de l’oiseau et leurs créations personnelles.
Vers 18h30, je leur dis que l’on va arrêter 
et leur demande si elles se souviendront de leur boulot.
« Oui oui ...
- vous savez qu’on ne le reverra pas d’ici vendredi, qu’on ne prendra pas beaucoup de temps  pour ça ce jour-là et qu’après il y a le week-end ?
- alors peut-être que ça serait bien que tu me filmes » me dit Wan Chu.
Quant à Mimi, elle me dit qu’elle travaillera toute seule …

Je me dis qu’elles pourraient venir répéter toutes les deux demain,
mais on s’était déjà étonné avec Cheng Wei du fait qu’elles se réjouissent qu’on ne bosse pas avec elles le samedi précédent et le week-end à venir.
Et quand je dis réjouir, c’est vraiment, ostensiblement.
Mimi m’a d’ailleurs déjà redemandé si les week-ends off étaient confirmés …
Dommage.
On pensait qu’elles seraient plus demandeuses de répéter, l’échéance approchant.

N’en parlons plus.
On répètera avec les françaises qui d’ailleurs, sont dans l’avion.
La mère de Marie m’a envoyé un message pour me confirmer leur embarquement.
Je lui avais demandé de le faire, vu que je sentais que les filles ne le feraient pas.
Et j’ai eu raison.

Pendant que Wan Chu et Mimi rangent leurs affaires (en papotant …), 
je regarde les horaires du bus.
Je viens de le rater.
Wan Chu regarde aussi sur le site.
« Oh ! But there’s a pink one coming ! »
En fait à l’écran, il y a l’horaire de passage aux arrêts 
et aussi un plan sur lequel sont localisés les bus.
Wan Chu ne regarde pas les horaires, mais les images …
Alors effectivement, il y a un joli bus rose qui a l’air de s’approcher d’où on est, 
mais il ne va pas à la gare.
Sacrée Wan Chu.

Les filles partent en scooter.
Je marche jusqu’au carrefour.
Il y a une boulangerie.
Je tente.
Tout est en chinois.
J’achète au hasard, ou en fonction de la forme (certaines brioches ont la même partout).

On verra bien …

Le prochain 53 est dans une demi-heure, 
mais je vois un autre bus, le 30A, qui s’approche
et qui a l’air d’aller aussi à la gare.
Je le prends.
En fait, il prend beaucoup plus de temps,
notamment en desservant tout le quartier autour de la station de métro Houyi,
et en faisant une grande boucle juste avant d’arriver à la gare.
Mais, malgré tout, ça me fait quand même arriver avant le 53.

Je suis crevé.
En fait, cette répétition où je n’ai quasiment pas dansé m’a épuisé.
Le fait de devoir constamment jongler entre les deux filles 
pour leur rappeler ce que je leur ai déjà appris, 
leur expliquer des choses qu’elles pourraient trouver elles-mêmes, m’a bien fatigué.

À la gare, je finis mes repérages pour Élise et Marie.
La boulangerie,
les Seven Eleven,
l’arrêt de départ du bus 53 
(ça sera plus simple à expliquer que l’autre où il faut traverser le quartier par les petites rues, 
d’autant que demain on passera devant en arrivant),
je pense aussi au chemin le plus simple (celui du canal) pour aller aux appart’.

Je mangerais bien quelque chose,
mais je n’ai pas le courage de chercher un endroit où les menus sont en anglais,
ni celui de tenter de me faire comprendre.
Je rentre à Hebei Road, un peu triste.
J’envoie un message à Cheng Wei qui doit passer pour l’appart’ des filles après son cours.
« si jamais tu arrives assez vite, peux-tu me ramener des raviolis ?
- je ne serai là que dans une heure
- laisse tomber, à tout à l’heure … »
Il me reste des chips …

Une douche, une bière,
je vais sur le balcon et réfléchit.
Je suis un peu déçu de la façon de bosser des taïwanaises,
je pensais qu’elles seraient plus impliquées,
comme Wan Chu quand elle était venue en France, 
où tout ce qu’elle avait fait en août, était enregistré dans sa tête et son corps.
Elles auraient pu au moins regarder les vidéos juste avant de venir bosser,
ce week-end par exemple.
Le fait de repartir d’un semi apprentissage à partir des vidéos d’avril 
nous a fait perdre des heures précieuses.
Moi qui avait tablé sur des après-midis plus tranquilles 
après mes trois heures de cours et mon heure de transport,
c’est raté.

Cheng Wei arrive.
Il a acheté le drap, les oreillers et les taies pour le lit d’en dessous.
Il pose tout ça à l’entrée, et s’écroule sur mon lit.
Je lui parle de tout et de rien pour l’empêcher de dormir,
alors que justement, je suis en train de retoucher des photos pour me tenir éveillé.

On reparle des horaires de demain.
Ça va être short.
Mais on fera de notre mieux.
C’est sûr que ça aurait été bien plus pratique de les récupérer à l’arrivée du TGV, ici, 
à Zuoying, après la répétition .. mais bon …

Cheng Wei descend finir de mettre en ordre ce qui est possible de l’être dans l’appartement du dessous.
Je lui dis que je ne vais pas faire long feu.
« Ok, so I won’t come after, See you tomorrow ! »
Je retourne à mes retouches photos pour ne pas m’endormir trop tôt.

Vers 22h30, je reçois un message sur Line.

C’est Cheng Wei.


Il est avec Ha Bao à Mini.
Je comprends mieux sa mine dépitée quand je lui ai dit que je ne ferais pas long feu.
C’est vrai qu’on avait dit qu’on ferait ça, vu qu’on travaille moins demain.
Je leur dis de boire à ma santé,
et à 23h, je m’endors.

Pas de traces dans ma journée, des prémonitions de mon rêve,
une superstition de trop,
à moins que ça arrive dans les prochains jours.




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