Les questions d'un matin,
la routine s'installe,
les cours avancent,
le planning est serré.
Jeudi 28 juillet,
6h,
je me réveille juste avant le réveil et juste après « France Inter, il est minuit »
Je me fais un thé en écoutant la radio.
Je pense à la journée d’hier, et à tout ce qui nous attend.
Il va falloir être organisé.
Finis les rendez-vous en scooter ou les heures de répèt qui se décalent au dernier moment avec un coup de fil,
il va falloir se tenir au planning coûte que coûte.
Nous n’avons pas encore parlé des soirées.
Les « night markets » sont souvent accessibles en métro,
il y a beaucoup de choses en centre ville.
Il faudra aussi trouver un moment pour la mer,
et pour qu’elles puissent acheter des cadeaux.
Elles ont déjà commencé hier à Liouhe.
Il y a peut-être des choses qu’elles ont repéré,
j’espère qu’elles pourront se débrouiller.
Déjà, Marie parle bien mieux l’anglais qu’elle ne le dit,
ça sera plus tranquille pour le reste du séjour.
Comme j’ai écrit si souvent, on verra bien.
Je pense aussi à Cheng Wei qui se défonce pour nous et à Ha Bao qui l’épaule,
je sais qu’ils sont en pleines tracasseries administratives par rapport à notre venue ici, sans compter le dossier de subvention pour le voyage en France.
Je vais leur faire un cadeau.
7h15,
préparation du sac.
2 tee-shirts,
les appareils,
les câbles.
Douche.
7h35, départ habituel.
Je longe le canal avec « Venus » du groupe Air entre les deux oreilles.
Cette compilation du groupe est parfaite pour ce genre de matin ensoleillé où je me sens beaucoup moins réveillé que tous les gens qui m’entourent.
Il y a beaucoup de taxis ce matin
(où alors je n’y avais pas vraiment fait attention).
Je rejoins la voie 4B (et sans me tromper) par les rituels désormais quotidien.
(alors juste entre nous, j’ai d’abord tapé 5B, puis j’ai effacé)
Je sors mon carnet, mon stylo,
pas le temps, le train arrive.
Décidément, je n’aurai le temps de rien sur ce quai.
Même place dans le même wagon sur le marchepied.
Dans mes oreilles, une musique bizarre du groupe Alpha,
où une petite fille à la voix diabolique parle de choses religieuses.
J’ai toujours aimé cette chanson bizarre.
Elle résonne d’autant plus que j’ai lu qu’en France,
rien ne se calmait de ce point de vue, loin de là .
Heureusement, on passe vite à Annie Lennox qui m’accompagnera jusqu’à Tainan.
Pendant tout le voyage, il y a un sac rose contenant des provisions juste à côté de moi.
Il est sans propriétaire apparent.
Les gens le contournent ou l’enjambent quand ils veulent passer d’un wagon à un autre.
Même le contrôleur n’y fait pas attention.
De réaliser que l’idée que c’était une bombe m’a traversé l’esprit, me désole.
Influencé jusqu’ici ...
Je n’ai même pas pensé à dire au contrôleur que quelqu’un l’avait peut-être oublié.
Non.
Je psychote juste sur le fait que, si ça se trouve, cela va exploser
et je me demande quel serait le but de faire sauter ce train.
Ridicule.
8h34,
Tainan,
« Londinium » d’Archive, dont je m’étais servi pour ma première longue pièce en 1999.
Comme Air une heure plus tôt, ça me donne l’impression de voir tout avec un léger ralenti.
Tout ce monde qui s’affaire, comme dans n’importe quelle grande ville du monde, partant au travail, à l’Université, au centre aéré, au camp d’été ou ailleurs.
Exactement comme à la gare de Lyon à Paris, à la gare Saint-Charles à Marseille, avec juste ces petits détails qui font la différence.
Les visages,
les façons de marcher,
de se regarder
de ne pas se frôler,
qui révèlent plus que tout, que malgré la mondialisation,
la culture de chacun reste là bien présente,
et heureusement.
Je passe m’acheter un truc à boire.
Dans le hall, il y a huit oeuvres d’art exposées.
Elles ne sont pas protégées.
Tout le monde peut les voir,
pourrait les toucher,
voire même les emporter puisqu’il n’y a pas de gardien.
Mais non, elles restent là, intactes.
Je m’installe sur le banc habituel pour écrire quelques notes.
Le ciel est gris clair, il fait un peu moins chaud.
Le thermomètre électronique de la pharmacie du rond point n’annonce que 30 degrés,
3 degrés de moins qu’hier.
Je finis ma pipe en écoutant « Momento » de Bebel Gilberto.
< photo taxi jeunes filles >
Le chauffeur de taxi de ce jeudi est très volubile.
Il a son mini ventilo et ses amulettes.
Il prend la même route que ses collègues masculins,
et ralentit donc au même endroit.
Je lui indique fièrement le carrefour où il faut faire demi-tour.
« oh ! you know the way ? »
je lui réponds
« hao » à l’insu de mon plein gré.
Il rigole.
« which number ?
- hi leo san »
Il rigole encore.
La situation est effectivement cocasse.
Il me parle en anglais, je lui réponds en chinois,
et nous savons très bien tous les deux que nos connaissances dans ces langues respectives s’arrêtent aux quelques mots que nous venons crânement de prononcer.
Chez Liao Mo Hsi, les cours se passent de mieux en mieux.
Avec le premier cour, je peux me mettre en roue libre,
ce sont les mêmes exercices que ceux avec lesquels j’ai quitté mes élèves français il y a un mois.
Aujourd’hui, je leur transmets une des phrases de l’oiseau.
Alors …
Je n’ai pas filmé,
en revanche, j’ai oublié de partager avec vous ce qu’elles ont fait hier.
Voilà la vidéo.
6h,
je me réveille juste avant le réveil et juste après « France Inter, il est minuit »
Je me fais un thé en écoutant la radio.
Je pense à la journée d’hier, et à tout ce qui nous attend.
Il va falloir être organisé.
Finis les rendez-vous en scooter ou les heures de répèt qui se décalent au dernier moment avec un coup de fil,
il va falloir se tenir au planning coûte que coûte.
Nous n’avons pas encore parlé des soirées.
Les « night markets » sont souvent accessibles en métro,
il y a beaucoup de choses en centre ville.
Il faudra aussi trouver un moment pour la mer,
et pour qu’elles puissent acheter des cadeaux.
Elles ont déjà commencé hier à Liouhe.
Il y a peut-être des choses qu’elles ont repéré,
j’espère qu’elles pourront se débrouiller.
Déjà, Marie parle bien mieux l’anglais qu’elle ne le dit,
ça sera plus tranquille pour le reste du séjour.
Comme j’ai écrit si souvent, on verra bien.
Je pense aussi à Cheng Wei qui se défonce pour nous et à Ha Bao qui l’épaule,
je sais qu’ils sont en pleines tracasseries administratives par rapport à notre venue ici, sans compter le dossier de subvention pour le voyage en France.
Je vais leur faire un cadeau.
7h15,
préparation du sac.
2 tee-shirts,
les appareils,
les câbles.
Douche.
7h35, départ habituel.
Je longe le canal avec « Venus » du groupe Air entre les deux oreilles.
Cette compilation du groupe est parfaite pour ce genre de matin ensoleillé où je me sens beaucoup moins réveillé que tous les gens qui m’entourent.
Il y a beaucoup de taxis ce matin
(où alors je n’y avais pas vraiment fait attention).
Je rejoins la voie 4B (et sans me tromper) par les rituels désormais quotidien.
(alors juste entre nous, j’ai d’abord tapé 5B, puis j’ai effacé)
Je sors mon carnet, mon stylo,
pas le temps, le train arrive.
Décidément, je n’aurai le temps de rien sur ce quai.
Même place dans le même wagon sur le marchepied.
Dans mes oreilles, une musique bizarre du groupe Alpha,
où une petite fille à la voix diabolique parle de choses religieuses.
J’ai toujours aimé cette chanson bizarre.
Elle résonne d’autant plus que j’ai lu qu’en France,
rien ne se calmait de ce point de vue, loin de là .
Heureusement, on passe vite à Annie Lennox qui m’accompagnera jusqu’à Tainan.
Pendant tout le voyage, il y a un sac rose contenant des provisions juste à côté de moi.
Il est sans propriétaire apparent.
Les gens le contournent ou l’enjambent quand ils veulent passer d’un wagon à un autre.
Même le contrôleur n’y fait pas attention.
De réaliser que l’idée que c’était une bombe m’a traversé l’esprit, me désole.
Influencé jusqu’ici ...
Je n’ai même pas pensé à dire au contrôleur que quelqu’un l’avait peut-être oublié.
Non.
Je psychote juste sur le fait que, si ça se trouve, cela va exploser
et je me demande quel serait le but de faire sauter ce train.
Ridicule.
8h34,
Tainan,
« Londinium » d’Archive, dont je m’étais servi pour ma première longue pièce en 1999.
Comme Air une heure plus tôt, ça me donne l’impression de voir tout avec un léger ralenti.
Tout ce monde qui s’affaire, comme dans n’importe quelle grande ville du monde, partant au travail, à l’Université, au centre aéré, au camp d’été ou ailleurs.
Exactement comme à la gare de Lyon à Paris, à la gare Saint-Charles à Marseille, avec juste ces petits détails qui font la différence.
Les visages,
les façons de marcher,
de se regarder
de ne pas se frôler,
qui révèlent plus que tout, que malgré la mondialisation,
la culture de chacun reste là bien présente,
et heureusement.
Je passe m’acheter un truc à boire.
Dans le hall, il y a huit oeuvres d’art exposées.
Elles ne sont pas protégées.
Tout le monde peut les voir,
pourrait les toucher,
voire même les emporter puisqu’il n’y a pas de gardien.
Mais non, elles restent là, intactes.
Je m’installe sur le banc habituel pour écrire quelques notes.
Le ciel est gris clair, il fait un peu moins chaud.
Le thermomètre électronique de la pharmacie du rond point n’annonce que 30 degrés,
3 degrés de moins qu’hier.
Je finis ma pipe en écoutant « Momento » de Bebel Gilberto.
< photo taxi jeunes filles >
Le chauffeur de taxi de ce jeudi est très volubile.
Il a son mini ventilo et ses amulettes.
Il prend la même route que ses collègues masculins,
et ralentit donc au même endroit.
Je lui indique fièrement le carrefour où il faut faire demi-tour.
« oh ! you know the way ? »
je lui réponds
« hao » à l’insu de mon plein gré.
Il rigole.
« which number ?
- hi leo san »
Il rigole encore.
La situation est effectivement cocasse.
Il me parle en anglais, je lui réponds en chinois,
et nous savons très bien tous les deux que nos connaissances dans ces langues respectives s’arrêtent aux quelques mots que nous venons crânement de prononcer.
Chez Liao Mo Hsi, les cours se passent de mieux en mieux.
Avec le premier cour, je peux me mettre en roue libre,
ce sont les mêmes exercices que ceux avec lesquels j’ai quitté mes élèves français il y a un mois.
Aujourd’hui, je leur transmets une des phrases de l’oiseau.
Alors …
Je n’ai pas filmé,
en revanche, j’ai oublié de partager avec vous ce qu’elles ont fait hier.
Voilà la vidéo.
Les plus jeunes avancent aussi.
J’ai de plus en plus de chaussettes bigarrées,
ce qui m’oblige à une inspection détaillée en début de cours.
Je m’extasie sur « Hello Kitty », sur des chaussettes vaches, sur des lapins ...
La communication passe parfois par des endroits insoupçonnés.
Je me surprends à être très exigeant avec elles
et je me demande si je ne vais pas trop loin.
Mais en même temps, je sens le potentiel.
Jusqu’où aller ?
Ça me rappelle ces considérations pédagogiques que j’avais mis de côté pendant le stage à la Réunion,
les mêmes auxquelles je pense quand je vois les plus jeunes catégories des concours.
Je demande à I Pin, qui passe de temps pour voir si le cours se passe bien, de leur expliquer en chinois pourquoi je suis comme ça.
Je ne suis là que pour cinq jours, c’est tellement peu pour leur donner tout ce que je voudrais.
Alors, je laisse des petits cailloux, de ce qui font peut-être mal au début et que l’on va laisser de côté pour venir les récupérer plus tard parce que finalement ce chemin n’était peut-être pas si mauvais.
12h30,
fin de cours,
aujourd’hui, j’ai de la viande panée, de la saucisse mais aussi du poisson,
le tout avec du riz, des légumes et du thé noir.
Je crois que je préférais les sushis …
Je retrouve mon chauffeur habituel
et le train de 13h18 dans lequel je mange mon déjeuner.
À Kaohsiung, cela va être juste.
Le train arrive à 13h49 et le bus part à 13h53.
Je me tiens prêt devant la porte pour bondir et sauter dans l’escalator.
13h48, la porte d’ouvre.
Je monte l’escalator le plus vite possible avec la chaleur écrasante.
Je prends la passerelle côté gauche, et là,
un couple a décidé de marcher très lentement,
bouchon.
Je remonte en slalomant entre les gens et me retrouve bloqué derrière les deux responsables du ralentissement.
Impossible de passer.
Puis, une voix dit quelque chose en chinois derrière moi,
le couple s’écarte,
je continue ma course,
j’aurais dû remercier,
tant pis.
Je sors de la gare,
traverse la gare routière,
je vois le 53, il est à l’arrêt,
mais je ne vois pas les filles.
Je regarde un peu loin sur le trottoir.
Le bus démarre.
Elles étaient à l’ombre dans une alcôve.
On le rate.
Je flippe.
La dernière fois que je l’ai loupé, il m’a fallu attendre une heure.
Et puis je me souviens qu’il fait un grand tour du pâté de maison pour repasser juste derrière la maison là où je le prenais jusque là.
Je dis aux filles qu’on va essayer de l’avoir de l’autre côté,
sans donner plus d’explication,
pas le temps.
On marche rapidement vers le lycée.
J’ai le repas de midi qui est presque aux amygdales.
On arrive à la grande avenue où se trouve l’arrêt.
Il y a un scooter qui roule sur le trottoir,
Élise le laisse passer et nous demande de faire de même.
Je ralentis.
Quand je me retourne, le bus passe.
Tant pis.
On va à l’arrêt.
Heureusement, on a de la chance,
juste à 14h, il y a deux bus d’affilée,
le prochain est dans dix minutes.
On apprécie la climatisation.
Je préviens Cheng Wei du retard et me détend.
Arrivés à Minzu road,
j’explique aux filles où il faut descendre :
attendre que l’on annonce le commissariat,
et demander l’arrêt pour le suivant une fois qu’on l’a passé.
Je leur indique ensuite le chemin pour rejoindre le studio :
tourner à droite au carrefour du magasin de chaussures
et aller jusqu’au Seven Eleven où c’est à gauche.
Dans la petite rue, c’est au numéro 13.
Nous y voilà,
la porte est ouverte,
nos trois amis sont là,
la rencontre de toute l’équipe se fait enfin.
J’ai de plus en plus de chaussettes bigarrées,
ce qui m’oblige à une inspection détaillée en début de cours.
Je m’extasie sur « Hello Kitty », sur des chaussettes vaches, sur des lapins ...
La communication passe parfois par des endroits insoupçonnés.
Je me surprends à être très exigeant avec elles
et je me demande si je ne vais pas trop loin.
Mais en même temps, je sens le potentiel.
Jusqu’où aller ?
Ça me rappelle ces considérations pédagogiques que j’avais mis de côté pendant le stage à la Réunion,
les mêmes auxquelles je pense quand je vois les plus jeunes catégories des concours.
Je demande à I Pin, qui passe de temps pour voir si le cours se passe bien, de leur expliquer en chinois pourquoi je suis comme ça.
Je ne suis là que pour cinq jours, c’est tellement peu pour leur donner tout ce que je voudrais.
Alors, je laisse des petits cailloux, de ce qui font peut-être mal au début et que l’on va laisser de côté pour venir les récupérer plus tard parce que finalement ce chemin n’était peut-être pas si mauvais.
12h30,
fin de cours,
aujourd’hui, j’ai de la viande panée, de la saucisse mais aussi du poisson,
le tout avec du riz, des légumes et du thé noir.
Je crois que je préférais les sushis …
Je retrouve mon chauffeur habituel
et le train de 13h18 dans lequel je mange mon déjeuner.
À Kaohsiung, cela va être juste.
Le train arrive à 13h49 et le bus part à 13h53.
Je me tiens prêt devant la porte pour bondir et sauter dans l’escalator.
13h48, la porte d’ouvre.
Je monte l’escalator le plus vite possible avec la chaleur écrasante.
Je prends la passerelle côté gauche, et là,
un couple a décidé de marcher très lentement,
bouchon.
Je remonte en slalomant entre les gens et me retrouve bloqué derrière les deux responsables du ralentissement.
Impossible de passer.
Puis, une voix dit quelque chose en chinois derrière moi,
le couple s’écarte,
je continue ma course,
j’aurais dû remercier,
tant pis.
Je sors de la gare,
traverse la gare routière,
je vois le 53, il est à l’arrêt,
mais je ne vois pas les filles.
Je regarde un peu loin sur le trottoir.
Le bus démarre.
Elles étaient à l’ombre dans une alcôve.
On le rate.
Je flippe.
La dernière fois que je l’ai loupé, il m’a fallu attendre une heure.
Et puis je me souviens qu’il fait un grand tour du pâté de maison pour repasser juste derrière la maison là où je le prenais jusque là.
Je dis aux filles qu’on va essayer de l’avoir de l’autre côté,
sans donner plus d’explication,
pas le temps.
On marche rapidement vers le lycée.
J’ai le repas de midi qui est presque aux amygdales.
On arrive à la grande avenue où se trouve l’arrêt.
Il y a un scooter qui roule sur le trottoir,
Élise le laisse passer et nous demande de faire de même.
Je ralentis.
Quand je me retourne, le bus passe.
Tant pis.
On va à l’arrêt.
Heureusement, on a de la chance,
juste à 14h, il y a deux bus d’affilée,
le prochain est dans dix minutes.
On apprécie la climatisation.
Je préviens Cheng Wei du retard et me détend.
Arrivés à Minzu road,
j’explique aux filles où il faut descendre :
attendre que l’on annonce le commissariat,
et demander l’arrêt pour le suivant une fois qu’on l’a passé.
Je leur indique ensuite le chemin pour rejoindre le studio :
tourner à droite au carrefour du magasin de chaussures
et aller jusqu’au Seven Eleven où c’est à gauche.
Dans la petite rue, c’est au numéro 13.
Nous y voilà,
la porte est ouverte,
nos trois amis sont là,
la rencontre de toute l’équipe se fait enfin.




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