Création franco-taïwanaise de Claude Aymon et Cheng Wei Huang

pour les deux compagnies c2a et WeiDanceCompany,

In Wei est une vision croisée des deux chorégraphes

sur sur ces aspects qui séparent l’est de l’ouest, l’Asie de l’Europe.

Après avoir travaillé chacun dans le pays de l’autre,

ils ont décidé de parler de tout ça par le langage qu’ils ont en commun, celui du corps.

Les danseurs des deux compagnies ont travaillé tour à tour avec les deux chorégraphes

à la fois en France et à Taïwan,

avec une première taïwanaise à Kaohsiung en août 2016 et une première française à la Toussaint.

samedi 20 août 2016

25/07/16 - Taiwan 2e partie - Jour 11 - Tainan au premier jour

Prendre le train à Taiwan,  
rencontrer de nouveaux danseurs,  
ne pas être très efficace en répétition,  
découvrir le second appartement d'Hebei road,  







Lundi 25 juillet, 

Réveil au réveil à 6h01
(je n’ai jamais aimé les chiffres ronds)
Pour la deuxième fois ici, j’aurais bien aimé dormir un peu plus.

Je fais mon thé au radar avec France Infos au casque,
pas envie d’entendre grand chose,
(en même temps les infos …)

Le pain de cette boulangerie n’est pas terrible,
il va falloir que je retourne à Pasadena, ou à celle de Kaohsiung Arena.
On y ira sûrement avec les filles.
Je mets l’article sur le mariage de Mimi sur le site du blog, 
mais je le garde au stade de brouillon.
Je n’en suis toujours pas content.

7h10,
je passe sous la douche.

7h30,
je suis sur le départ.
Je vais donc à Tainan en train tout seul pour la première fois.
La gare n’est qu’à cinq minutes mais je flippe,
c’est ridicule mais c’est comme ça.
Je suis dans le même état que quand je vais à l’aéroport,
je n’ai pourtant jamais raté d’avion à cause d’un retard de dernière minute,
mais je flippe.

Je remonte Hebei road avec une chanson de Stanley Clark,
« find your way »
elle était dans un album qu’il avait fait avec George Duke au début des années 80,
on avait dansé sur une musique de ce disque quand j’étais ado avec Michel Prospéri, 
mon prof de l’époque.


7h35,
je suis à la gare.
(on ne la voit pas bien sur la photo car elle est cachée par la gare routière)
Je vais dans la station de métro recharger ma carte.
Il y a sûrement un moyen bien plus simple de le faire dans la gare même 
mais je préfère passer par un moyen que je connais.
Je descends les grands escalators,
trouve la machine qui accepte les billets
et remonte aussi sec pour accéder au quai.

7h45,
je monte l’escalator qui donne accès à la grande passerelle au dessus des quais.
Je l’avais déjà prise quand Cheng Wei m’avait donné rendez-vous de l’autre côté de la gare.
Barrière de contrôle.
Je passe ma carte de transport devant le lecteur et me retrouve devant l’écran des départs.
Mon train part à 8h.


Problème.
Il y en a deux.
Je vais voir le contrôleur qui est au niveau de la barrière.
En lui montrant le quai n°5B
(qui me parait mieux que l’autre, allez savoir pourquoi)
je lui demande : « Tainan ? »
il me répond : « No, no, number four »

À ce moment-là, l’écran switche en anglais 
et je vois que le train qui part de la voie 5B va à Pingtung vers l’est.
Moi, je remonte vers le nord, c’était donc (et ça sera donc toujours) la voie 4B.



Me voilà au début de la longue passerelle.
Je suis les autres voyageurs en me serrant d’abord à gauche, 
puis à droite quand on est au dessus des quais.



Le quai se remplit progressivement,
sur les bancs, debout, 
on sent que tout le monde est déjà happé par son quotidien.

7h57,
le train arrive.
Il se vide littéralement.
Je m’installe dans le hall d’un des wagons,
sur le marchepied du côté de la porte qui ne s’ouvrira pas,
comme nous l’avions fait il y a maintenant dix jours avec Cheng Wei.

8h00,
nous quittons la gare centrale.
Je sors mon carnet et consigne mes souvenirs du week-end en me lamentant de tout ce retard que je suis en train de prendre.

8h06,
Zuoying,
ça descend,
ça monte,
ça cherche une place,
le train poursuit sa route vers le nord.
Le prochain arrêt sera pour moi dans une demi-heure.
Je ne vois pas grand chose du paysage assis en contrebas de la fenêtre mais ça n’est pas très important, je finis de noter tout ce qui concerne le samedi et me prépare à ma matinée avec des inconnus.
Cheng Wei m’a dit que dans le premier cours j’aura des préados en âge d’être au collège, 
le second cours étant plus avancé.
Je prépare vaguement mes cours en envisageant plusieurs hypothèses.

8h30,
une voix féminine nous annonce notre arrivée imminente en gare de Tainan.
Je vois des tours, puis des immeubles tous proches de la voie ferrée.
Il est temps de ranger les affaires.


8h34,
le train s’arrête.
Je suis le flot de personnes qui, comme dans toutes les métropoles du monde, 
font un même trajet, probablement tous les matins.


Je passe le garage de scooters et sort par l’entrée principale.
Il était prévu que je sorte par l’arrière de la gare 
car quelqu’un de l’école devait venir me chercher 
et puis finalement, les plans ont changé, je devais m’y rendre en taxi. 
Pour être sûr d’en trouver, il vaut mieux tenter la sortie principale.
Je traverse le hall, et comme très souvent, les taxis attendent là.


Je me suis, une fois de plus, inquiété pour rien.
Mon cours étant à 9h30, j’ai un peu de temps.
Cheng Wei m’a dit que l’école était à cinq minutes.
Je m’assois sur un banc et consigne tout de suite dans mon carnet ce que je viens de vous raconter.
À quelques mètres de moi, une noria continue de taxis, emmenant des ados, des touristes,
des personnes âgées, des hommes d’affaires un peu partout dans la ville.


Je sors mon Iphone pour retrouver le message où Cheng Wei a écrit l’adresse avec un numéro de téléphone qu’il faut que j’appelle en arrivant.
Pendant que je me dirige vers le premier taxi disponible,
je reçois un message : « everything is good ? »
Je lui réponds que tout va bien.

Je rentre dans le taxi en saluant le chauffeur et lui tend mon Iphone où l’adresse est indiquée.
Il me demande de fermer la porte et démarre.
On fait quelques mètres et le chauffeur s’arrête.
Cette fois-ci, il lit l’adresse.
Apparemment, on ne doit pas avoir le droit de rester trop longtemps à la station 
si on a un client.
Il lit, réfléchit,
et se met en route.

Un rond point,
une avenue qui longe la voie ferrée,
on tourne à gauche pour passer dessous,
(effectivement ça aurait été plus court de l’autre côté),
un carrefour,
puis un autre où on tourne à droite.
C’est un peu loin pour que je le fasse à pied,
surtout le matin.

Au bout de quelques centaines de mètres, il ralentit,
puis fait demi-tour pour s’engouffrer dans une petite rue au bout de laquelle il s’immobilise.



163.
Je suis arrivé.
100 dollars,
2 euros 50.
Effectivement, ça n’était pas la peine de s’en priver 
(d’autant que connaissant les gens ici, ça va sûrement m’être remboursé).

Le taxi s’en va.
Je compose le numéro de téléphone que m’a donné Cheng Wei,
pas de réponse.
Je commence un message quand un scooter arrive 
« Claude ? 
- yes 
- welcome ! »
La jeune fille sous le casque ouvre le portail.
Je la suis.

Pendant qu’elle se gare, elle me montre l’escalier,
« it’s at the third floor »
Je ne vois que deux étages … mais je m’exécute.
Arrivé au premier, je me souviens qu’ici, il n’y a pas de rez-de-chaussée,
je suis donc déjà au second.
Le prochain sera donc le bon, tout va bien.
J’ouvre la porte sur un studio plutôt grand en forme de L.



Dans le recoin, des étagères avec le matériel pour la musique,
dont des tambourins et un gros tambour.



Les cours se déroulent dans l’ordre inverse,
j’ai d’abord un cours avancé où l’ambiance est vite détendue.
Les filles les plus âgées sont des adultes qui ont de l’humour,
c’est un bon angle d’attaque pour détendre les autres.
En variation, je travaille une partie de ma danse finale d’In Wei, histoire de me rafraichir la mémoire.
Avec les plus jeunes, on passe d’abord par ma, désormais classique, façon de compter 
et je leur improvise une petite variation contemporaine sur la musique du prologue.
Cette deuxième classe est un peu plus difficile à gérer.
Les moins jeunes ont l’âge de celles du cours d’avant mais ont un moins bon niveau 
alors que les benjamines vont visiblement encore à l’école primaire.
Deux ou trois classes d’âge et autant de niveaux dans un même cours
avec la difficulté supplémentaire de devoir décoincer tout ce petit monde.
J’ai un petit coup mou un quart d’heure avant la fin ...

À 12h30 et des poussières, je dis au revoir à tout le monde.
La jeune fille qui a ouvert le portail ce matin m’amène les 100 dollars du taxi du matin,
Je me rends compte que j’ai oublié de demander un reçu.
« it’s ok ! »
Bon …
si elle le dit …
« do you need a lunch box ? »
Je n’en ai pas spécialement besoin mais je déjeunerais bien effectivement.
« you have to go downstairs to wait »
Je range mes affaires et je descends à l’étage en dessous où se situe le bureau de l’école.
Peu de temps après, une autre jeune femme avec un petit scooter comme celui de Wan Chu, m’attend en bas dans la cour, un second casque à la main 
et mon déjeuner accroché sous son guidon.
Nous partons.

Je suis à la gare avant 13h, mais par l’arrière cette fois.
Je bois un peu du café froid qui va avec mon repas et me dirige vers le quai.
Alors quel train faut-il prendre ?
Je regarde les panneaux quand ils passent en anglais,
je reconnais le nom du train et le numéro (les express sont à trois chiffres, 
les omnibus en ont quatre).
Me voilà sur le quai quand le doute du matin revient.
Suis-je dans la bonne direction ?
Sur le quai d’en face, je vois un 13h07, horaire qui me dit quelque chose.
Je m’apprête à emprunter le passage souterrain quand …
je vois que je suis sur le quai des trains qui vont vers le sud.
C’est ce qui est pratique entre Kaohsiung et Taipei, on va vers le nord ou vers le sud, 
il n’y a pas d’autre choix.
Je suis donc au bon endroit.
Il suffit d’attendre.
Un train direct pour Kaohsiung est annoncé pour 13h18.
Parfait.

13h16.
Je m’installe comme à l’aller sur le marchepied.
Deux minutes après, le train démarre.
Je pourrais déjeuner 
mais à l’école, on m’a dit que dans mon sac il y avait des nouilles dans une soupe,
pas très pratique à déguster dans un train qui secoue un peu parfois.
J’en profite pour tenter de dormir un peu.

13h48,
le train s’arrête à Kaohsiung.
Je continue ma traversée de la passerelle pour rejoindre l’arrière de la gare.
Il est un peu tôt.
Cheng Wei, qui répète avec la danseuse de la semaine dernière, ne sera là qu’à 14h.
Je m’assois et jette un oeil sur l’Ipad pour revoir la construction de l’oiseau que nous commencerons cet après-midi.

14h, 
je monte sur le scooter,
nous partons pour le petit studio où Wan Chu nous attend déjà.
Pendant qu’ils se chauffent et qu’ils discutent un peu, j’engloutis mon repas 
(ça n’était pas des nouilles).

L’après-midi est laborieuse.
Wan Chu a des trous dans la partition sur laquelle on avait déjà bossé les dernières fois.
Il lui manque notamment cinq ou six mesures qu’elle danse seule, 
celle où elle décroche de la danse d’ensemble.
On sait qu’il y a des ports de bras, des déhanchés 
et que ça finit par une « arch » qu’elle a en commun avec nous mais à quel rythme ? 
Aucune idée.
Je n’ai pas gardé de traces de tout ça (du moins pas dans l’intégralité) 
dans les différents montages vidéos que j’ai publiés.
Elle cherche seule pendant que je monte la partition de Cheng Wei.

Comme pour son solo à la première répétition, il est surexcité.
Pas de bol pour lui, je suis crevé du matin.
Ça ne me rend pas bien patient.
On galère pour retrouver Wan Chu au moment voulu sur le tableau et dans la musique.
Je cherche.
Ce qui leur demande de faire et refaire.
Ça n’est pas tant un problème pour Cheng Wei qui ne maîtrise pas encore tout mais 
je m’excuse auprès de Wan Chu qui pourrait s’ennuyer.
« it’s ok I have to practice anyway »
C’est vrai que Wan Chu est une bosseuse,
elle aime répéter pour se rassurer même si ça la fatigue beaucoup.
Finalement, je résous le mystère.
Il y a deux mesures de trop dans ce que j’ai appris à Cheng Wei.
Quant à Wan Chu, elle a plusieurs hypothèses pour son trou de mémoire.
Je règlerai ça demain pendant que Mimi travaillera sa partition.

Quand ça commence à bien tourner, je tente de m’occuper enfin de ce que je vais danser.
Demain, je devrais pouvoir effacer de mon cerveau les cinq autres partitions 
et ne m’occuper que de moi.
Mimi aura appris la sienne.
Marie sait ce qu’elle a à danser depuis le mois de mai 
(à une variante près que nous avons travaillé deux répétitions entières en juin) 
et Élise fait presque la même chose que ce qu’elle a dansé en mai.

Je ne comprends pas ce que j’ai marqué pour moi dans mon tableau 
(comme souvent, c’est la partition que je bâcle le plus).
Je tente de me caler sur Cheng Wei, 
mais la fatigue aidant, il marque ou se trompe et je ne reconnais pas les repères.
Il commence à se faire tard et je suis crevé.
Tant pis, je ferai ça demain quand on travaillera avec Mimi.

Il est 18h quand on arrête.
3h de cours, 4h de répèt’,
ça va aller pour aujourd’hui.
Je demande à mes deux amis de m’excuser,
je n’ai pas été aussi productif que je l’aurais voulu.
J’avais en tête de caler l’oiseau, de filmer Hotsprings 
pour faire un montage avec le solo de Mimi, et de finir le fameux duo du prologue.
L’oiseau est calé pour eux deux, c’est déjà ça.

Nous partons manger une glace.
Cheng Wei avait soif pendant la répèt et j’ai raté mon bus.
Il y a un marchand juste en face de l’arrêt,
on en profite.

18h45,
le bus est annoncé.
Wan Chu s’en va.
Elle me fait un « big hug » comme à son habitude et elle monte sur son scooter.
Cheng Wei lui demande : 
« and I ?
- no ! »
Allons bon, lui n’a pas droit à un quelconque geste de tendresse pour se dire au revoir.
Je lui demande pourquoi.
Elle est confuse.
« c’est parce que d’habitude quand on répète avec lui, je ne le fais pas 
- oui mais là, tu répètes avec moi, et si tu le fais pour moi … »
Elle met en route son scooter …
Cheng Wei me dit que ça n’est pas grave.
Je trouve que si.
Je dis à Wan Chu qu’on en reparlerait.

18h50,
je prends le 53B.

19h05,
je descends à l’arrêt avant la gare, devant le lycée de garçons.

Quand j’arrive au 82, Hebei road,
Cheng Wei m’attend sur son scooter en train de lire une BD.
J’avais oublié.
Il m’avait dit qu’il voulait voir l’appart’ des filles avant qu’elles n’arrivent.
Vu dans l’état dans lequel était le mien, 
il a bien raison.

Troisième étage,
j’ouvre la porte, pose mon sac
et m’allonge sur le lit.
Cheng Wei fait de même sur le canapé.
On dit le strict nécessaire pour ne pas s’endormir.
Apparemment, il ne faut pas déranger l’oncle avant 20h.
On attend.
En fait, je serais bien resté seul ce soir,
signe que je suis bien fatigué.
Tant pis.
Cheng Wei n’est pas dans un meilleur état :
alors que je prends mon courage à deux mains pour aller sur l’ordinateur,
je vois que mon pauvre collègue s’est endormi.

21h30,
je le réveille et lui rappelle qu’il faut qu’il aille voir l’appart’.
Il se lève, râle et disparait.
Je mets enfin en ligne le fameux article sur la mariage de Mimi
et envoie un mail à Élise et Marie.

Cheng Wei revient et dit en soupirant :
« So, it’s at the 3rd floor,
it’s bigger than yours but on the other side,
Wanna see ? »
Je descends avec lui.
Effectivement, l’appart’ des filles est situé à l’étage en dessous 
(donc au deuxième étage … qu’il appelle 3rd floor, vous suivez toujours ?).

Il est bien plus grand que le mien, ce qui est mieux pour deux personnes
mais le balcon ne donne pas sur le canal comme le mien.
Il est « à l’ancienne » :
comme chez les parents de Cheng Wei et aussi chez Hsiao Yin à Taipei
la pièce principale a de larges baies vitrées qui donnent sur un balcon presque fermé.
On se demande si elles ne préfèreraient pas avoir une plus belle vue et moins d’espace.
On décide de ne rien changer pour l’instant
mais que je me tiendrai prêt à déménager si jamais ça n’allait pas.

Il y a un lit deux places et un canapé,
selon qu’elles veuillent partager le lit ou non.
(je leur ai demandé dans le mail, j’attends la réponse)
Il fait nuit alors on ne voit pas trop mais comme pour le mien, 
on sent bien qu’il va falloir au moins nettoyer le sol.
Cheng Wei a mis la serpillère dans la machine (l’occasion de tester que ça marche).
Il nettoiera tout à l’heure.
On vérifie les prises et les lampes, 
identifie le câble Éthernet pour l’ordinateur, 
branche le frigo, 
il va falloir le laisser ouvert, comme l’appart d’ailleurs …
Il est dans le même état que le mien.

Maintenant que l’on est tous les deux dans la même galère,
je lui reparle un peu de ces appartements :
« c’est dommage, en les retapant un peu,
vous pourriez les louer,
c’est bien situé, juste à côté de la gare 
- je sais, je sais,
c’est mon oncle qui devait s’en occuper 
mais à part encaisser les loyers quand il y en a,
il ne fait rien … »

Je remonte à la chambre pendant qu’il nettoie.
J’installe le tabouret sur le balcon,
je sais qu’il ira y fumer quand il remontera.
Le téléphone sonne.
Il est enfermé dehors, j’ai oublié de laisser la porte du hall ouverte.

Je vais lui ouvrir.
Comme prévu, il va dehors.
Je lui tend une bière.
Il ne dit pas grand chose.
Tout ça le contrarie.
Je fais ce que je peux pour le mettre à l’aise mais le coeur n’y est pas.

On parle de mercredi.
Pour monter à l’aéroport de Taipei,
il partira de Fongshan, moi de Tainan.
On regarde les horaires.
C’est juste mais jouable.
De toute façon, j’ai dit aux filles de nous attendre à l’aéroport si on n’était pas arrivé
et elles ont l’argent à changer.

22h30,
on se dit à demain.

Pour ma part, je ne fais pas long feu,
le temps d’écrire dans l’ordinateur, ce qui s’était passé le samedi soir précédent
celui où justement, je m’étais installé à Hebei Road, et je m’oblige à quitter l’écran.

Demain, même planning, avec Mimi en plus.
Il faut que j’ai des forces.

23h et des poussières,
et pour la première fois,
extinction des feux.

Mais j’ai un peu de mal à dormir ...




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