Donner toutes les clés
pour qu'elles prennent leurs marques,
le premier Seven Eleven, le premier night market,
la première leçon de chinois
Mercredi 27 juillet,
15h 30,
nous voilà donc tous les six à l’aéroport international de Taoyuan.
L’instant sur lequel avec Cheng Wei, nous bossons depuis presqu’un an.
Je ne réalise pas complètement.
Une étape de franchie.
Le plus gros reste à faire.
D'abord reprendre la route dans l'autre sens,
avec deux amies et deux valises en plus.
La navette.
J’achète les billets pour les filles.
La vendeuse nous indique le quai de départ et finit par
« welcome to Taiwan ! » dans un large sourire.
Une fois franchies les portes de l'aéroport, nous sommes assaillis par un soleil de plomb.
Ça n'est pas la chaleur humide habituelle.
Un air sec et brulant,
inhabituel.
En rejoignant la longue file d’attente, les filles me racontent un peu leur voyage.
Elles ont plus parlé que dormi dans l'avion,
elles ont dansé dans un parc à Amsterdam,
elles sont allées dans un coffee shop et ont acheté des choses qu’elles ont ramené dans leurs bagages.
Il y a deux ans, j’avais prévenu Élise de ne pas le faire,
parce qu’ici c’était de la prison ferme …
Je ne l’ai pas redit cette fois …
Enfin bon, heureusement, elles sont passées entre les gouttes.
(je me demande juste comment on aurait fait si elles s’étaient fait arrêter,
je ne connais pas d’avocat ici …
Expliquer à Cheng Wei qu’Élise est venue avec de l’herbe dans l’avion et que la douane l’a bloquée à l’aéroport ?
Ça l’aurait sûrement fait rire, enfin au début ...)
Les filles sont rivées sur leurs téléphones,
elles n’ont pas pensé à le charger à Amsterdam,
il n’y a presque plus de batterie.
Je dis à Marie que je préviens sa mère de leur arrivée,
elle m’avait envoyé un message pour leur départ,
c’est la moindre des choses que je fasse de même.
Marie l’a déjà fait via whatsapp.
Je ne me souvenais pas qu’il y avait du wifi à l’aéroport,
mais ici c’est bien possible.
Nous faisons sensation dans la file d’attente.
Deux blanches, une blonde, une brune, et un noir,
parlant dans une langue pas vraiment courante,
le comble de l’exotisme.
Il y a beaucoup de monde qui est arrivé au même moment,
un premier bus s’en va complet.
Avant l’arrivée du suivant, nous avons le temps de faire quelques selfies complètement ratés,
dont un que l’on envoie à Sylvain.
Une vitre teintée me servira de miroir et de support pour la photo souvenir officielle.
Nous avons le même chauffeur qu’à l’aller,
toujours aussi tendu,
le contraste est saisissant quand on arrive du sud.
Taipei est comme Paris, une capitale qui stresse les gens.
Il y a du wifi dans le bus mais Marie n’a plus de batterie.
Élise envoie des messages.
On rit beaucoup,
probablement beaucoup trop fort pour tous les gens autour de nous
mais pour une fois je me dis que ... tant pis.
À la gare TGV, je vais acheter les billets de train pendant que Cheng Wei emmène les filles acheter à boire au Seven Eleven,
le premier de l’année pour Élise,
le premier tout court pour Marie
qui arrive à payer avant Cheng Wei (il enrage !).
S’il y a un inconvénient quand on achète les billets dans les machines automatiques,
c’est qu’on ne peut pas choisir sa place.
Nous écopons de quatre places, en file indienne,
6C, 7C, 8C, 9C,
dommage.
On s’installe.
Le train est bien rempli.
À Taichung, la gare suivante, le monsieur à côté de moi s’en va.
Cheng Wei prend sa place,
mais une jeune fille arrive.
Elle est sensée être à côté de moi.
Cheng la regarde, me regarde,
prend sa mine de chien battu et se lève,
puis lui demande poliment, si elle peut prendre la place qu’il avait au rang suivant.
La jeune fille accepte.
Quel savoir-faire !
Là où beaucoup de gens seraient restés assis en demandant au nouvel arrivant d’aller à la place en question parce que bon, on est deux et que quand même …
Lui, il y a mis les formes, et il a bien fait.
On se dit trois mots et on dort.
C’était bien la peine …
J’ouvre un oeil à mi parcours.
Mais je me rendors aussi sec jusqu’à Tainan
où le train est presque vide.
On propose aux filles de se rapprocher.
On recommence à rire de tout et n’importe quoi,
tout aussi bruyamment mais ça me dérange moins,
il y a moins de monde.
Le soleil se couche.
On tente de prendre quelques clichés mais c’est un peu difficile avec la vitesse,
les poteaux électriques et les vitres teintées
(qui, en plus pour une fois, ne sont pas très propres).
Élise me demande si on ira voir le coucher de soleil.
Forcément …
C’est une étape obligatoire du voyage,
Sizhiwan, Cijin, les night markets (celui pour les touristes, les autres),
les petits snacks, les parcs,
j’espère bien avoir le temps de tout leur montrer.
Et puis, il y aura la dernière excursion, celle de deux jours.
Elles ne repartent que mardi soir par le dernier avion, ça nous laisse deux journées pleines pour faire des choses.
Cherchez l’intruse ….
Zuoying.
Terminus.
L’équipe de la compagnie de trains s’agite.
Dans les TGV taïwanais, les sièges sont tous dans le sens de la marche.
Les agents doivent les redresser et les retourner puisque le train repart en sens inverse.
La technique est très précise et particulièrement efficace.
Il y a une pédale au pied de chaque rangée de sièges qui redresse les trois dossiers d’un coup et une poignée côté couloir qui permet de faire le demi-tour.
Ergonomique.
On reste un peu sur le quai pour que les filles voient
puis on remonte passer la barrière de contrôle.
Avant de prendre le métro, on fait une pause devant le centre commercial.
Cheng Wei fume.
Je dis aux filles qu’elles pourront trouver des cadeaux et de quoi manger.
C’est ici qu’Élise avait trouvé des infos sur la ville il y a deux ans
en venant changer de l’argent (elle n’avait pas voulu le faire à l’aéroport).
Descente dans la station,
j’achète des cartes de métro.
Il y a une série limitée où les cartes sont des petites savates,
de celles que l’on trouve dans toutes les maisons et les hôtels ici.
On va à la machine pour que les filles chargent leurs cartes.
Cheng Wei veut le faire pour elles,
je lui dis de les laisser se débrouiller.
L’autonomie commence ici.
Quand on sort du métro à la gare centrale,
elles me demandent :
« et maintenant on prend quoi ? un vélo ? un bateau ? »
On rit.
« non maintenant on marche, ça n’est plus très loin. »
Quand je traduis à Cheng Wei,
il me répond qu’en visitant le Pier 2, on pourrait peut-être leur faire faire la balade du port en bateau.
Pourquoi pas ?
On verra quand on y sera.
Ce bonhomme est quand même bien plus que prévenant.
On fait un crochet par le hall de la gare pour que je leur montre la boulangerie.
En face, il y a un café.
Je leur conseille de prendre le petit déjeuner ici les premiers jours.
C’est ce qui ressemblera le plus au petit déjeuner occidental.
Et puis, pour l’instant, il n’y a qu’une fontaine à eau que je vais égoïstement garder jusqu’à la fin du stage de Tainan.
Trois jours où je vais me lever plus tôt qu’elles.
Après on s’arrangera,
on pourra même peut-être, prendre le petit déjeuner ensemble.
On passe ensuite par l’arrêt de bus qu’elles devront tôt ou tard prendre toutes seules pour aller au studio répéter,
et on continue notre chemin vers l’appartement, par l’avenue principale.
Je leur explique que l’on habite dans la rue parallèle à celle-ci.
Donc en sortant de la maison, il suffira juste de rejoindre cette avenue par n'importe quelle rue, pour arriver à la gare, la station de métro ou pour prendre le bus.
Pas sûr qu’elles aient compris.
Avant d’arriver à l’immeuble,
je leur décris en français (et c’est bien pratique sur ce coup),
la situation par rapport à l’appart’.
On tourne à gauche,
puis à droite,
nous voilà sur Hebei Road.
On longe le canal jusqu’au 82
où le gardien est derrière son comptoir,
écoutant comme souvent de la musique classique.
Cheng Wei lui explique qu’il y a deux nouvelles résidentes,
elles-aussi françaises.
Il sourit.
Nous montons au troisième étage.
Cheng Wei leur montre le système de clés et du galet,
pour l’ascenseur, la première porte du hall.
Leur porte est au fond à gauche, à l’opposé de la mienne.
Il ouvre
(dernière vérification que la clé fonctionne correctement).
Nous y voilà.
Il a pas mal nettoyé depuis que je suis passé.
Les filles n’ont pas l’air trop dépitées,
je souffle,
Cheng Wei est mal à l’aise.
Elles posent leurs affaires.
Marie n’a pas emmené de serviette.
On ira en acheter
(les commerces ouverts tard le soir, c’est bien pratique aussi sur ce coup)
Je leur demande si on transforme le sofa en canapé pour qu’elles puissent avoir deux couchages,
elles préfèrent tester le lit à deux d’abord.
On verra bien …
On remonte dans ma chambre, le temps qu'elles se posent et se changent.
Cheng Wei veut tout de suite aller acheter un drap pour le sofa,
au cas où, elles changeraient d’avis.
Je lui dis de se poser,
un peu,
là,
juste, cinq minutes.
Je suis d’accord qu’avec la chaleur, à leur place,
je prendrais l’option lits séparés,
mais c’est leur choix.
Et puis pour une nuit, ça doit être supportable.
Il reste assis quelques secondes,
puis se souvient qu’il faut qu’il aille déplacer son scooter avant 21h.
Il a encore le temps, mais j’ai compris que j’ai perdu :
il faut qu’il bouge.
Je lui donne des sous pour le drap supplémentaire.
Il part … et revient avec de la lessive,
trois paires de savates (comme les cartes de transport),
une serviette et le drap.
Je souris et le rembourse.
Les filles arrivent.
On partage une première bière taïwanaise.
Cheng Wei donne une leçon de chinois à Marie.
15h 30,
nous voilà donc tous les six à l’aéroport international de Taoyuan.
L’instant sur lequel avec Cheng Wei, nous bossons depuis presqu’un an.
Je ne réalise pas complètement.
Une étape de franchie.
Le plus gros reste à faire.
D'abord reprendre la route dans l'autre sens,
avec deux amies et deux valises en plus.
La navette.
J’achète les billets pour les filles.
La vendeuse nous indique le quai de départ et finit par
« welcome to Taiwan ! » dans un large sourire.
Une fois franchies les portes de l'aéroport, nous sommes assaillis par un soleil de plomb.
Ça n'est pas la chaleur humide habituelle.
Un air sec et brulant,
inhabituel.
En rejoignant la longue file d’attente, les filles me racontent un peu leur voyage.
Elles ont plus parlé que dormi dans l'avion,
elles ont dansé dans un parc à Amsterdam,
elles sont allées dans un coffee shop et ont acheté des choses qu’elles ont ramené dans leurs bagages.
Il y a deux ans, j’avais prévenu Élise de ne pas le faire,
parce qu’ici c’était de la prison ferme …
Je ne l’ai pas redit cette fois …
Enfin bon, heureusement, elles sont passées entre les gouttes.
(je me demande juste comment on aurait fait si elles s’étaient fait arrêter,
je ne connais pas d’avocat ici …
Expliquer à Cheng Wei qu’Élise est venue avec de l’herbe dans l’avion et que la douane l’a bloquée à l’aéroport ?
Ça l’aurait sûrement fait rire, enfin au début ...)
Les filles sont rivées sur leurs téléphones,
elles n’ont pas pensé à le charger à Amsterdam,
il n’y a presque plus de batterie.
Je dis à Marie que je préviens sa mère de leur arrivée,
elle m’avait envoyé un message pour leur départ,
c’est la moindre des choses que je fasse de même.
Marie l’a déjà fait via whatsapp.
Je ne me souvenais pas qu’il y avait du wifi à l’aéroport,
mais ici c’est bien possible.
Nous faisons sensation dans la file d’attente.
Deux blanches, une blonde, une brune, et un noir,
parlant dans une langue pas vraiment courante,
le comble de l’exotisme.
Il y a beaucoup de monde qui est arrivé au même moment,
un premier bus s’en va complet.
Avant l’arrivée du suivant, nous avons le temps de faire quelques selfies complètement ratés,
dont un que l’on envoie à Sylvain.
Une vitre teintée me servira de miroir et de support pour la photo souvenir officielle.
Nous avons le même chauffeur qu’à l’aller,
toujours aussi tendu,
le contraste est saisissant quand on arrive du sud.
Taipei est comme Paris, une capitale qui stresse les gens.
Il y a du wifi dans le bus mais Marie n’a plus de batterie.
Élise envoie des messages.
On rit beaucoup,
probablement beaucoup trop fort pour tous les gens autour de nous
mais pour une fois je me dis que ... tant pis.
À la gare TGV, je vais acheter les billets de train pendant que Cheng Wei emmène les filles acheter à boire au Seven Eleven,
le premier de l’année pour Élise,
le premier tout court pour Marie
qui arrive à payer avant Cheng Wei (il enrage !).
S’il y a un inconvénient quand on achète les billets dans les machines automatiques,
c’est qu’on ne peut pas choisir sa place.
Nous écopons de quatre places, en file indienne,
6C, 7C, 8C, 9C,
dommage.
On s’installe.
Le train est bien rempli.
À Taichung, la gare suivante, le monsieur à côté de moi s’en va.
Cheng Wei prend sa place,
mais une jeune fille arrive.
Elle est sensée être à côté de moi.
Cheng la regarde, me regarde,
prend sa mine de chien battu et se lève,
puis lui demande poliment, si elle peut prendre la place qu’il avait au rang suivant.
La jeune fille accepte.
Quel savoir-faire !
Là où beaucoup de gens seraient restés assis en demandant au nouvel arrivant d’aller à la place en question parce que bon, on est deux et que quand même …
Lui, il y a mis les formes, et il a bien fait.
On se dit trois mots et on dort.
C’était bien la peine …
J’ouvre un oeil à mi parcours.
Mais je me rendors aussi sec jusqu’à Tainan
où le train est presque vide.
On propose aux filles de se rapprocher.
On recommence à rire de tout et n’importe quoi,
tout aussi bruyamment mais ça me dérange moins,
il y a moins de monde.
Le soleil se couche.
On tente de prendre quelques clichés mais c’est un peu difficile avec la vitesse,
les poteaux électriques et les vitres teintées
(qui, en plus pour une fois, ne sont pas très propres).
Élise me demande si on ira voir le coucher de soleil.
Forcément …
C’est une étape obligatoire du voyage,
Sizhiwan, Cijin, les night markets (celui pour les touristes, les autres),
les petits snacks, les parcs,
j’espère bien avoir le temps de tout leur montrer.
Et puis, il y aura la dernière excursion, celle de deux jours.
Elles ne repartent que mardi soir par le dernier avion, ça nous laisse deux journées pleines pour faire des choses.
Cherchez l’intruse ….
Zuoying.
Terminus.
L’équipe de la compagnie de trains s’agite.
Dans les TGV taïwanais, les sièges sont tous dans le sens de la marche.
Les agents doivent les redresser et les retourner puisque le train repart en sens inverse.
La technique est très précise et particulièrement efficace.
Il y a une pédale au pied de chaque rangée de sièges qui redresse les trois dossiers d’un coup et une poignée côté couloir qui permet de faire le demi-tour.
Ergonomique.
On reste un peu sur le quai pour que les filles voient
puis on remonte passer la barrière de contrôle.
Avant de prendre le métro, on fait une pause devant le centre commercial.
Cheng Wei fume.
Je dis aux filles qu’elles pourront trouver des cadeaux et de quoi manger.
C’est ici qu’Élise avait trouvé des infos sur la ville il y a deux ans
en venant changer de l’argent (elle n’avait pas voulu le faire à l’aéroport).
Descente dans la station,
j’achète des cartes de métro.
Il y a une série limitée où les cartes sont des petites savates,
de celles que l’on trouve dans toutes les maisons et les hôtels ici.
On va à la machine pour que les filles chargent leurs cartes.
Cheng Wei veut le faire pour elles,
je lui dis de les laisser se débrouiller.
L’autonomie commence ici.
Quand on sort du métro à la gare centrale,
elles me demandent :
« et maintenant on prend quoi ? un vélo ? un bateau ? »
On rit.
« non maintenant on marche, ça n’est plus très loin. »
Quand je traduis à Cheng Wei,
il me répond qu’en visitant le Pier 2, on pourrait peut-être leur faire faire la balade du port en bateau.
Pourquoi pas ?
On verra quand on y sera.
Ce bonhomme est quand même bien plus que prévenant.
On fait un crochet par le hall de la gare pour que je leur montre la boulangerie.
En face, il y a un café.
Je leur conseille de prendre le petit déjeuner ici les premiers jours.
C’est ce qui ressemblera le plus au petit déjeuner occidental.
Et puis, pour l’instant, il n’y a qu’une fontaine à eau que je vais égoïstement garder jusqu’à la fin du stage de Tainan.
Trois jours où je vais me lever plus tôt qu’elles.
Après on s’arrangera,
on pourra même peut-être, prendre le petit déjeuner ensemble.
On passe ensuite par l’arrêt de bus qu’elles devront tôt ou tard prendre toutes seules pour aller au studio répéter,
et on continue notre chemin vers l’appartement, par l’avenue principale.
Je leur explique que l’on habite dans la rue parallèle à celle-ci.
Donc en sortant de la maison, il suffira juste de rejoindre cette avenue par n'importe quelle rue, pour arriver à la gare, la station de métro ou pour prendre le bus.
Pas sûr qu’elles aient compris.
Avant d’arriver à l’immeuble,
je leur décris en français (et c’est bien pratique sur ce coup),
la situation par rapport à l’appart’.
On tourne à gauche,
puis à droite,
nous voilà sur Hebei Road.
On longe le canal jusqu’au 82
où le gardien est derrière son comptoir,
écoutant comme souvent de la musique classique.
Cheng Wei lui explique qu’il y a deux nouvelles résidentes,
elles-aussi françaises.
Il sourit.
Nous montons au troisième étage.
Cheng Wei leur montre le système de clés et du galet,
pour l’ascenseur, la première porte du hall.
Leur porte est au fond à gauche, à l’opposé de la mienne.
Il ouvre
(dernière vérification que la clé fonctionne correctement).
Nous y voilà.
Il a pas mal nettoyé depuis que je suis passé.
Les filles n’ont pas l’air trop dépitées,
je souffle,
Cheng Wei est mal à l’aise.
Elles posent leurs affaires.
Marie n’a pas emmené de serviette.
On ira en acheter
(les commerces ouverts tard le soir, c’est bien pratique aussi sur ce coup)
Je leur demande si on transforme le sofa en canapé pour qu’elles puissent avoir deux couchages,
elles préfèrent tester le lit à deux d’abord.
On verra bien …
On remonte dans ma chambre, le temps qu'elles se posent et se changent.
Cheng Wei veut tout de suite aller acheter un drap pour le sofa,
au cas où, elles changeraient d’avis.
Je lui dis de se poser,
un peu,
là,
juste, cinq minutes.
Je suis d’accord qu’avec la chaleur, à leur place,
je prendrais l’option lits séparés,
mais c’est leur choix.
Et puis pour une nuit, ça doit être supportable.
Il reste assis quelques secondes,
puis se souvient qu’il faut qu’il aille déplacer son scooter avant 21h.
Il a encore le temps, mais j’ai compris que j’ai perdu :
il faut qu’il bouge.
Je lui donne des sous pour le drap supplémentaire.
Il part … et revient avec de la lessive,
trois paires de savates (comme les cartes de transport),
une serviette et le drap.
Je souris et le rembourse.
Les filles arrivent.
On partage une première bière taïwanaise.
Cheng Wei donne une leçon de chinois à Marie.
Nous arrivons tous à la même conclusion :
le chinois, c’est compliqué.
Et nous partons faire découvrir à Marie, le Liouhe Night Market,
le marché de nuit le plus proche, le plus touristique aussi.
Alors la Liouhe road, est aussi une rue parallèle à Hebei Road, mais de l’autre côté.
L’avenue de la gare est au nord,
Liouhe est un peu plus bas (la troisième exactement) au sud.
Nous prenons un chemin assez direct pour que les filles puissent le retrouver toutes seules,
mais on sent bien que ça n’est pas gagné …
Le marché est bondé bien sûr.
Et les vendeurs parlent souvent anglais.
Rien à voir avec celui où je m’achète mes « chinese burritos »
On fait un premier tour.
Il n’y a pas nos habitués.
Le marchand de petits dés de viande où je vais de temps en temps,
son voisin le vendeur de hot dog,
il n’y a pas non plus les dames qui vendent les boulettes de poissons avec leurs bottes multicolores.
Tant pis,
une autre fois.
On passe chez « tout est bon dans le poulet »
où, comme son nom l’indique, on trouve quasiment toutes les parties de l’animal
(maintenant que j’y pense, il y a tout sauf .. le blanc et les cuisses !).
On prend des coeurs, des ailes, des culs, des boulettes.
Élise me demande si on va acheter des fruits.
Je lui dis qu’on passe au marchand juste après.
On achète aussi des saucisses, et puis des petits pains fourrés.
On s’installe sur une des tables disponibles près de « monsieur poulet »
et on partage le tout
(cette fois-ci c’est moi qui ai payé, Cheng Wei n’est pas du tout content …)
Pendant qu’elle savoure ses fruits,
Élise nous demande s’il y a des marchés de petits producteurs.
Comment traduire « petit producteur » en anglais ?
On va sur du « local stuff » et je développe en expliquant ce qui se défend de plus en plus en France (les filières courtes, le bio).
Cheng Wei me regarde avec circonspection.
Il faut qu’il se renseigne.
Je lui dis que déjà un autre night market fera peut-être l’affaire ou un des marchés locaux.
« oui mais ils ne sont pas à côté »
C’est sûr, il va falloir s’organiser.
Je dis à Élise qu’à partir de l’endroit où on habitait la dernière fois,
sur le grand rond point en partant vers l’est,
il y a une poste, et juste à côté un petit marché où elle trouvera sûrement des maraîchers.
Quand elle me décrit la route, je vois qu’elle n’a pas du tout compris.
Elle pense que je lui parle de l’endroit où on habite maintenant
et ne se souvient pas que là où on habitait, c'est juste à côté, derrière ce night market.
On ira un jour ensemble.
Cheng Wei nous explique que déjà, pour les mangues,
c’est quasiment impossible de trouver d’en trouver des taïwanaises.
celles que l’on mange viennent souvent de Thaïlande.
Pour le reste, il va devoir se renseigner mais pour l'instant,
il faut que l’on passe au Seven Eleven, acheter de l’eau pour les filles.
L’occasion de leur dire de ne jamais boire d’eau ici.
(même s’il y a de plus en plus d’endroits où l’eau est potable, il vaut mieux être prudent)
En route.
Au Seven Eleven, Marie paie encore.
Cheng Wei est désespéré.
On rit.
En retournant aux appart’,
on essaie de leur donner des points de repères,
des noms de rues faciles à retenir,
les directions à retenir.
En sortant de l'immeuble,
à gauche on va à la gare, à droite on va au night market en prenant le premier pont.
En chemin, on croise un snack où les taïwanais prennent le petit déjeuner.
On y sert du lait de soja, des toasts, des omelettes et tout un tas d’autres choses à goûter,
Cheng Wei leur indique l’endroit pour le matin.
Je me dis que c’est peut-être un peu tôt pour des saveurs nouvelles.
On verra bien.
82, Hebei road,
ils vont finir la soirée dans l’appart’ des filles,
histoire de partager une bière et probablement des choses hollandaises …
Je remonte à la chambre,
demain quatrième jour de stage à Tainan le matin.
et première répétition à six à Kaohsiung, l'après-midi,
mais je laisse les rennes à Cheng Wei qui va leur transmettre une première chorégraphie.
Je vais sur les réseaux sociaux pour prévenir les français qu’elles sont arrivées
et la journée sera finie pour moi.
23h30.
Extinction des feux.
Comme dit ma copine réunionnaise Chantal :
« maintenant, au boulot ! »
le chinois, c’est compliqué.
Et nous partons faire découvrir à Marie, le Liouhe Night Market,
le marché de nuit le plus proche, le plus touristique aussi.
Alors la Liouhe road, est aussi une rue parallèle à Hebei Road, mais de l’autre côté.
L’avenue de la gare est au nord,
Liouhe est un peu plus bas (la troisième exactement) au sud.
Nous prenons un chemin assez direct pour que les filles puissent le retrouver toutes seules,
mais on sent bien que ça n’est pas gagné …
Le marché est bondé bien sûr.
Et les vendeurs parlent souvent anglais.
Rien à voir avec celui où je m’achète mes « chinese burritos »
On fait un premier tour.
Il n’y a pas nos habitués.
Le marchand de petits dés de viande où je vais de temps en temps,
son voisin le vendeur de hot dog,
il n’y a pas non plus les dames qui vendent les boulettes de poissons avec leurs bottes multicolores.
Tant pis,
une autre fois.
On passe chez « tout est bon dans le poulet »
où, comme son nom l’indique, on trouve quasiment toutes les parties de l’animal
(maintenant que j’y pense, il y a tout sauf .. le blanc et les cuisses !).
On prend des coeurs, des ailes, des culs, des boulettes.
Élise me demande si on va acheter des fruits.
Je lui dis qu’on passe au marchand juste après.
On achète aussi des saucisses, et puis des petits pains fourrés.
On s’installe sur une des tables disponibles près de « monsieur poulet »
et on partage le tout
(cette fois-ci c’est moi qui ai payé, Cheng Wei n’est pas du tout content …)
Pendant qu’elle savoure ses fruits,
Élise nous demande s’il y a des marchés de petits producteurs.
Comment traduire « petit producteur » en anglais ?
On va sur du « local stuff » et je développe en expliquant ce qui se défend de plus en plus en France (les filières courtes, le bio).
Cheng Wei me regarde avec circonspection.
Il faut qu’il se renseigne.
Je lui dis que déjà un autre night market fera peut-être l’affaire ou un des marchés locaux.
« oui mais ils ne sont pas à côté »
C’est sûr, il va falloir s’organiser.
Je dis à Élise qu’à partir de l’endroit où on habitait la dernière fois,
sur le grand rond point en partant vers l’est,
il y a une poste, et juste à côté un petit marché où elle trouvera sûrement des maraîchers.
Quand elle me décrit la route, je vois qu’elle n’a pas du tout compris.
Elle pense que je lui parle de l’endroit où on habite maintenant
et ne se souvient pas que là où on habitait, c'est juste à côté, derrière ce night market.
On ira un jour ensemble.
Cheng Wei nous explique que déjà, pour les mangues,
c’est quasiment impossible de trouver d’en trouver des taïwanaises.
celles que l’on mange viennent souvent de Thaïlande.
Pour le reste, il va devoir se renseigner mais pour l'instant,
il faut que l’on passe au Seven Eleven, acheter de l’eau pour les filles.
L’occasion de leur dire de ne jamais boire d’eau ici.
(même s’il y a de plus en plus d’endroits où l’eau est potable, il vaut mieux être prudent)
En route.
Au Seven Eleven, Marie paie encore.
Cheng Wei est désespéré.
On rit.
En retournant aux appart’,
on essaie de leur donner des points de repères,
des noms de rues faciles à retenir,
les directions à retenir.
En sortant de l'immeuble,
à gauche on va à la gare, à droite on va au night market en prenant le premier pont.
En chemin, on croise un snack où les taïwanais prennent le petit déjeuner.
On y sert du lait de soja, des toasts, des omelettes et tout un tas d’autres choses à goûter,
Cheng Wei leur indique l’endroit pour le matin.
Je me dis que c’est peut-être un peu tôt pour des saveurs nouvelles.
On verra bien.
82, Hebei road,
ils vont finir la soirée dans l’appart’ des filles,
histoire de partager une bière et probablement des choses hollandaises …
Je remonte à la chambre,
demain quatrième jour de stage à Tainan le matin.
et première répétition à six à Kaohsiung, l'après-midi,
mais je laisse les rennes à Cheng Wei qui va leur transmettre une première chorégraphie.
Je vais sur les réseaux sociaux pour prévenir les français qu’elles sont arrivées
et la journée sera finie pour moi.
23h30.
Extinction des feux.
Comme dit ma copine réunionnaise Chantal :
« maintenant, au boulot ! »












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